Dans le cadre des activités de notre club C'Roc Montagne et en partenariat avec le CAF de Saint Laurent du var, j'organisais une journée d'initiation à la cascade de glace.
Initialement prévu dans la vallée de la Gordolasque, nous avons fini à Pontechianale dans le Val Varaita.
En effet, les infos sur la glace dans le 06 n'étaient pas terribles et le risque de fréquentation du seul site en condition : Gialorgues, ne me disais rien pour une journée d'initiation.
Au final et malgré les kilomètres (moins pour moi que pour les autres) ce fut un bon choix.
Le site du lac est idéal pour ce genre de journée. Il y a beaucoup de lignes, elles étaient en condition et largement travaillées et malgré la présence d'un gros groupe d'italiens, nous avons pu
en profiter.
Gestuelle et traversée, brochage et débrochage et surtout un tas de ligne en moulinette, histoire de commencer à sentir les crochetages et autres frappes.
Hervé s'est même essayé à la grimpe en tête après s'être entrainé en moulinette. Il a découvert la diffculté de se retrouver sur une ligne vièrge, pas travaillée et ça change tout. Heureusement
que c'était court.
Dans l'après midi, nous avons quitté la partie droite du site pour aller plus à gauche vers la chandelle Profiteror. Si les lignes faciles à droite de ce second secteur étaient littéralement squatées par les guides locaux, les voies plus à gauche étaient libres pour notre plus grand bonheur

Tout n'avait pas commencé pour le mieux.
La météo s'était fait capricieuse et tous les sites consultés allaient dans le même sens.
Lundi beau, mardi pluie, mercredi et toute la fin de la semaine à nouveau beau. Seulement voilà Julie avait décidé de faire une surprise à son chéri donc Yann sans le savoir ne pouvait pas rester
plus loin que mercredi. Bref on avait beau tourner dans tous les sens, si on voulait être tous (Jo, Dam, Yann, Yohann et moi) ensemble, on n'avait pas le choix : lundi-mardi-mercredi.
Voilà pour les jours, après ce fut le lieu, au départ il devait y avoir un Cervin, puis une escapade du côté du Piz Badile avec cette incertitude météo sur la journée du milieu c'était prendre
beaucoup de risque, faire beaucoup de km pour une incertitude assez importante.
Alors quoi qu'on fait ?? Dimanche soir au bureau on a fini par se dire qu'on allait monter une journée au Corno, qu'on redescendrait lundi soir, qu'on reprendrait la météo et qu'on aviserait.
C'est donc sur cette idée qu'on est parti, avec des fringues, des tunes et de la bouffe pour une journée.
La montée au refuge, fut rudement menée. Jordi avait averti tout le monde que le Poulet attaquait fort dans les marches d'approche du coup ils étaient tous à l'affut de mon démarrage, tellement à
l'affut qu'ils ont fini par me dépasser et me laisser sur place pour rejoindre le refuge en une petite heure pour les premiers, en arrivant 10 minutes après tous les autres ça reste très
honorable pour les quelques 850m de déniv.
Quelques palabres avec l'ami Marco gardien du refuge, pour éclairer nos lanternes. On avait bien quelques idées mais rien ne vaut ses conseils. On se décide donc pour Giagugia dans le socle à
enchainer avec Barrone Rampante dans la partie supérieure. 400 bons mètres d'escalade entre le 5+ et le 6b. Avec Jo on formera une cordée réversible de folie sur l'ensemble des trois jours. Dam,
Yann et Yohann grimperons ensemble en changeant de temps à autre de leader. Avant de nous mettre en route, la question de Marco :
"vous êtes des notre ce soir"
-"non, non on envisage de traverser du sommet du corno
à celui de l'argentera puis de redescendre via Remondino, la météo de demain n'est pas top"
-"ça devrait tenir, peut-être, à la prochaine alors"
-" à une prochaine"
Et nous voilà donc partis. L'escalade est belle, le temps moins. Les longueurs ne se laissent pas toujours faire, après des 5+ très faciles les 6a+/6b semblent sévères.
Arrivés sur le plateau sommital,
il fallait bien poser la question, "on fait quoi demain", il est déjà 16h30 envisager la traversée vus les nuages et le vent ne m'enchante pas trop, Dam plutôt HS (sinusite maglienne) n'est pas
trop chaud et Yohann (crève cagorinienne) non plus. Je propose qu'on reste à Bozano ce soir, et qu'on avise demain en fonction non plus de la météo mais du temps constaté. On s'accorde la dessus
après être allés tous ensemble au sommet
et avoir
redescendu le spigolo superior .
Yann et Jo poursuivent donc la traversée avec un timing
serré. Nous nous poursuivons la descente avec mission d'aller prévenir Marco (sa soeur en fait, lui est parti et c'est sa frangine qui fait office de gardienne) et de négocier avec lui 5DP pour
le soir même, sachant qu'il y en a 2 qui risquent d'arriver plus tard et qu'il est déjà 17h30 quand nous arrivons. A cela il faut rajouter qu'il nous faut prévenir nos petites femmes qui pensent
qu'on va rentrer ce soir. Le refuge est équipé d'un télépho
ne et c'est rapidement réglé en prime Jo avait déjà prévenu depuis le sommet de l'Argentera.
"No problemo" voilà la réponse d'Elisa (qui ne parle pas un mot de français), il est 17h30, on n'a pas réservé, pire on a laissé entendre à Marco qu'on ne resterait pas et il n'y a pas de
problème. Je le répète ce refuge tenu par Marco et Elisa est un vrai coin de paradis, un cadre de fou, une belle montagne à 15 minutes au plus, un accueil exceptionnel, une bouffe que dis-je une
nourriture au top et on pourrait poursuivre la liste.
Les gars arriveront à 19h15 soit 15minutes avant le service, ils n'ont pas trainer parole de Poulet, c'est même impressionnant.
Le repas et la soirée (on a quand même fini vers minuit et la bouteille de génépy) furent haut en couleurs, les discussions nous ont quelques fois opposé bruyamment, trop pour un refuge, mais
nous n'avons eu aucun retour le lendemain au petit déj.
Histoire de ne pas rééditer le scénario de la veille on prévient Elisa qu'on restera là un soir de plus.
Le temps s'est mis de notre côté et je suis heureux d'avoir insisté pour rester à Bozano. Marco étant parti avant notre retour d'hier on doit se fier à notre jugement pour trouver de jolies
lignes grimpables par tous, après moultes hésitations, avec Yann on s'accorde sur "Hymalomicte" dans le socle enchainée avec "souvenir d'Orlando"encore 400 bons mètres d'escalade avec comme la
veille des longueurs entre 5+ et 6b+. La première voie est intéressante sans être exceptionnelle, à noter petite vantardise et petite fierté de ma part, que la longueur clé de cette voie n'a été
enchainée par personne pourtant 6a+ sur le topo et que c'est moi qui m'en sort le mieux.
Le départ est assez bloc, Dam à vue n'a pas tout compris et prend la dégaine, Yohann suivant nos bons conseils n'hésite pas trop longtemps et attrape la dégaine pour faire le pas de départ, Yann
décodera le mouv, poursuivra et partira avec un gros bloc entre les mains quelques mètres plus haut. ça refroidi tout le monde à commencer par lui qui se sent tout fébrile et attrape la dégaine
suivante. Jo partira pour notre cordée, fera le premier pas et ayant vu Yann se poser au départ de la trav n'osera pas faire le deuxième mouv avec un pied sur pas grand chose. Il ne reste donc
plus que moi. Je fais le pas de départ, remonte le petit dièdre et vais m'engager dans la trav quand moi aussi j'arrache une prise bien plus petite que celle de Yann mais je pars quand même. Je
remonte donc dans ma position initiale et repars cette fois sans rien arracher et en enchainant tout le reste, voilà ma petite fierté du jour, Jo a "officiellement" validé l'enchainement.
La deuxième voie est carrément hallucinante. Yohann, vraiment HS nous attend sur la vire médiane alors que nous enchainons des longueurs vraiment classes, raides, engagées, prisues, bref faut
grimper, mais quel bonheur.
Après une descente en rappel, nous voilà sur le sentier du refuge, petite discussion avec Jo a propos du proba de l'AMM genre "le terrain varié, pour ne pas dire avarié, ça ressemble à ..." pas
le temps finir ma phrase que je me prends la boite du séjour, Jo m'a vu à 1m50 du sol à l'horizontal avant de m'écraser comme une m... sur ma cuisse gauche. Depuis je me traine un bleu format CD
sur le haut de la cuisse avec la sensation permanente d'avoir pris une béquille il y a quelques minutes. ça c'est pour la partie dont je ne suis pas fier.
La soirée et le repas ont une fois encore dépassé nos attentes. Il a aussi fallu annoncer à Elisa qu'on n'avait pas de sous pour payer le séjour et qu'on n'avait plus de bouffe pour le lendemain
midi, ben oui on était parti pour un jour au départ. "Pas de problème, tu connais Marco" (ce n'est pas la première fois que je vais là haut et ce n'est pas désagréable de voir qu'une certaine
confiance existe, la note a été rêglée ce jour par virement)
Troisième, dernier et jour de l'anniversaire de Yann, nous décidons de faire une voie plus montagne arrivant directement au sommet sud de l'Argentera. Notre choix se porte sur la variante directe
de l'éperon promontoire (AD+, IV+, 800m). Encore une jolie voie. Pas de la trempe des précédentes mais une vraie voie montagne où il faut avancer corde tendue pour ne pas s'éterniser. On mettra
3h30 pour rejoindre le sommet. Yann a eu le temps de prendre des photos, de regarder le topo, de faire des poses, alors que nous avec Jo, on a eu l'impression de toujours courir. 


A 14h30 on était à la voiture et le soir on se retrouvait chez Dam pour un petit apéro/photo/anniversaire avant le départ de Yann en Corse avec sa
chérie ce matin.
Voilà quelques spécimens de la flore que nous avons la chance d'avoir sur notre beau terrain.
Je ne les ai pas encore toutes identifiées clairement mais ça ne saurait tarder.
Si vous avez une lumière sur l'une d'elles, n'hésitez pas a nous en faire part.
A l'exception de la première, je n'ai mis que des orchidées. Pour le reste, il faudra revenir.
Tout ceci est bien pyramidale mais de là à affirmer qu'il s'agit d'un orchis pyramidale, il y a un pas que je ne franchirai pas.
Pour celle-ci c'est le grand trou noir, aucune idée, cen 'est peut-être même pas une orchidée. Pourtant il y a de l'idée.
Ci-dessus, une star du mimétisme l'ophris Bourdon, qui se "déguise" en bourdon et secrète l'odeur du bourdon femelle histoire d'attirer le mâle et
d'ainsi garantir la pollinisation.
??
Une céphalanthère, mais laquelle exactement ??
"L'homme debout" ou listère à feuilles ovales, sous cet angle on ne s'en rend pas bien compte mais de "face" on dirait un homme debout, le labelle
formant le corps et les jambes alors que les deux autres pétales forment les bras.
Encore une sortie réalisée dans le cadre de mes activités pour le CAF de Saint Laurent du Var. Pour cette sortie grande voie, il n'y avait pas affluence, seul Pawel s'est manifesté, dommage pour les autres et pour le coup tant mieux pour nous.
Après avoir proposé à Pawel plusieurs possibilités nous décidons d'aller faire "jardin suspendu", arrivé à hauteur de St Jeannet, quelques gouttes viennent se poser sur le pare brise de la voiture, Oups. Partir dans la grande face, dans une voie que je ne connais pas avec ce temps là ne me dit rien, ne rien faire alors que la météo annonce une améliration pour la suite de la journée ne me dit rien non plus. On décide donc d'aller faire l'arête sud ,même si la météo s'est trompée on s'en sortira et si elle ne s'est pas trompée on avisera.
Après une grosse heure trente dans la voie nous voilà au sommet de la voie et il ne pleut pas, il ne fait pas beau non plus mais le temps semble se stabiliser au gris. On redescend donc et on va dans l'étrier.
Je ne connaissais pas et c'est bien joli, une petite surprise par longueur celle de L3 peut surprendre pour qui ne sais pas grimper dans les dièdres.
Nous revoilà en haut pour la deuxième fois, il est 13h30 et on a encore du temps, je propose donc à Pawel de redescendre et de partir dans la tonton Walker, c'est ce que nous faisons.
J'avais parcouru cette voie il y a quelques années en second, j'avais le souvenir d'une voie bien conti et bien engagée, je n'ai pas été déçu, L3 et L4 ne se laissent pas faire. Un petit jeu de riend (du 0.5 au 1 BD) peut être utile. Il y a en moyenne 4 points par longueur et les seconds s'ils sont un peu limite risquent de ne pas apprécier la traversée sous le toit de L4 sans point rajouté.
Merci à Pawel




Le Bégo seigneur des lieux au lever du jour






Encore une belle promenade avec les amis.
Ce fut une première pour Camille, Julie et Cyril, aucun des trois n'était déçu à l'arrivée.
Ce "petit" sommet au dessus de Castérino ne demande pas trop d'efforts (quoique!!) et permet une bien jolie descente dans un beau vallon qui a su conserver une neige bien légère.
La montée classique par la piste qui conduit à la baisse de Peirefique puis la crète jusqu'au sommet. Sur la crète la neige était légèrement ventée et des plaques de glace recommençaient à faire leur apparition. Rien de méchant pour l'instant la trace évite soigneusement tout ça.
Pour la descente nous sommes partis dans le vallon nord, le premier des deux. La neige était encore très bonne mais commençait à s'alourdir.
Dans le bas, après avoir croisé la piste on avait dans les parties ayant pris le soleil une neige carrément lourde. Fallait rester à l'ombre.
Pour plus de photos c'est là
Dans le cadre des activités du CAF de St Laurent, j'organisais une journée initiation à la cascade de glace. Voulant sortir des très classiques Roya et Gialorgues c'est donc vers la cascade au dessus du pont brulé tout en haut de la vallée de la Gordolasque que nous sommes allés.
Pas une trace depuis le pont brulé, je ne parle même pas de trace en direction de la cascade mais de traces en général. Au cours de la journée on aura vu passé quelques randonneurs mais le coin est resté bien désert.
Du coté de la glace ce n'était pas génial, les conditions étaient très moyennes et la glace était bien fine par endroit.
On a quand même réussi à tirer notre épingle du jeu en posant des moulinettes bien intéressantes.
